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127, Un Prétre Persan sacrifiant sur un autel un animal qui paroit une biche. On y voit sur l' autel une lance toute droite. Je n' ose expliquer la lance dans cette situation, comme un objet de l' adoration des anciens Perses, ainsi qu' elle l' étoit parmi( ) les Grecs des siécles reculés, parmi les Scytes & parmi les anciens Germains, parce qu' aucun auteur de ceux, qui traitent de l' ancien culte des Perses, n' en parle. Mais telle qu' on la voit ici, il n' est pas douteux que ce ne soit une lance, & que le Cachét ne soit d' une antiquité incontestable, & assurément Persan. Je puis de plus citer deux empreintes de notre Collection, prises semblablement sur des pierres Persannes ,où l' on voit un Prétre debout vis à vis d' une lance élevée. On pourroit peut être dire que c' est un couteau pour égorger la Victime, de la même maniére que dans une Procession du Palais de Persépolis on l'observe avec l' Homme qui conduit un Taureau au sacrifice; mais notre lance est bien differente de ce dernier couteau, outre même qu' il s' y rencontre une petite traverse à l' extrémité prés de sa pointe. Hérodote & Strabon prétendent que les Perfes n' avoient ni Temples, ni Autels, mais ce monument cy prouve( ) le contraire. La figure du Prétre fournit une autre réflexion touchant la Sculpture des anciens Perses. Je m' imagine que leurs Artistes mieux entendus dans le déssein des têtes, que les Egyptiens, leur étoient inferieurs dans ce qui regarde les proportions du corps. On ne voit dans leurs ouvrages que des figures habillées presque toutes de la même façon, comme dans cette pierre, sans aucune varieté, & toujours avec des plis droits & génés. De là donc peut on conclure, que c' est par rapport à leurs coutumes & à leur façon de s' habiller, que l' art fit chez eux si peu de progrés. En prémier lieu, les( ) Perses ne paroissoient jamais nuds, & la nudité dans leurs usages étoit de ( ) mauvais augure. Il manquoit donc à leurs Artistes l' occasion d' étudier le nud, ce qui est le plus beau & le plus difficile de l' art; & comme ils ne fésoient que des figures drappées, celles ci devoient être toutes mal proportionnées. De plus l' habit Persan étoit un drap coupé & cousu, qui rendoit leurs ajustements uniformes, & ne fésoit pas entrevoir le nud; au lieu que les Grecs mettant par dessus leur habit un simple drap, que chacun jettoit à sa fantaisie, ce drap étoit susceptible de plus de changement dans l' arrangement de la drapperie, jusqu' à faire rémarquer le nud. Et voilà pourquoi la principale étude des Sculpteurs Persans ayant été de faire une figure habillée, toujours uniforme, ils ne fésoient dans les drapperies que des plis presque paralléles & dans une même direction.

  • Record Number: 40006922
  • Sub-database: Winckelmann, Stosch
  • Reference Number: 127
  • Material of Original Gem: Seal of chalcedony
  • Description: Un Prétre Persan sacrifiant sur un autel un animal qui paroit une biche. On y voit sur l' autel une lance toute droite. Je n' ose expliquer la lance dans cette situation, comme un objet de l' adoration des anciens Perses, ainsi qu' elle l' étoit parmi( ) les Grecs des siécles reculés, parmi les Scytes & parmi les anciens Germains, parce qu' aucun auteur de ceux, qui traitent de l' ancien culte des Perses, n' en parle. Mais telle qu' on la voit ici, il n' est pas douteux que ce ne soit une lance, & que le Cachét ne soit d' une antiquité incontestable, & assurément Persan. Je puis de plus citer deux empreintes de notre Collection, prises semblablement sur des pierres Persannes ,où l' on voit un Prétre debout vis à vis d' une lance élevée. On pourroit peut être dire que c' est un couteau pour égorger la Victime, de la même maniére que dans une Procession du Palais de Persépolis on l'observe avec l' Homme qui conduit un Taureau au sacrifice; mais notre lance est bien differente de ce dernier couteau, outre même qu' il s' y rencontre une petite traverse à l' extrémité prés de sa pointe. Hérodote & Strabon prétendent que les Perfes n' avoient ni Temples, ni Autels, mais ce monument cy prouve( ) le contraire. La figure du Prétre fournit une autre réflexion touchant la Sculpture des anciens Perses. Je m' imagine que leurs Artistes mieux entendus dans le déssein des têtes, que les Egyptiens, leur étoient inferieurs dans ce qui regarde les proportions du corps. On ne voit dans leurs ouvrages que des figures habillées presque toutes de la même façon, comme dans cette pierre, sans aucune varieté, & toujours avec des plis droits & génés. De là donc peut on conclure, que c' est par rapport à leurs coutumes & à leur façon de s' habiller, que l' art fit chez eux si peu de progrés. En prémier lieu, les( ) Perses ne paroissoient jamais nuds, & la nudité dans leurs usages étoit de ( ) mauvais augure. Il manquoit donc à leurs Artistes l' occasion d' étudier le nud, ce qui est le plus beau & le plus difficile de l' art; & comme ils ne fésoient que des figures drappées, celles ci devoient être toutes mal proportionnées. De plus l' habit Persan étoit un drap coupé & cousu, qui rendoit leurs ajustements uniformes, & ne fésoit pas entrevoir le nud; au lieu que les Grecs mettant par dessus leur habit un simple drap, que chacun jettoit à sa fantaisie, ce drap étoit susceptible de plus de changement dans l' arrangement de la drapperie, jusqu' à faire rémarquer le nud. Et voilà pourquoi la principale étude des Sculpteurs Persans ayant été de faire une figure habillée, toujours uniforme, ils ne fésoient dans les drapperies que des plis presque paralléles & dans une même direction.
  • Comments: Réssemble beaucoup à une autre sorte de Cachet Persan de la même pierre, publié par Bianchini.

Link to this record using the address https://www.beazley.ox.ac.uk/record/B62FD4B3-33E5-4D18-9D7B-00E4C7BC8910

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